Sirius Weekly, 13 juli 2012

Een opnieuw leuke en interessante Sirius Weekly met weetjes over IP en financieel recht.

Saviez-vous que les entreprises du X américaines extorquent les auteurs présumés de téléchargement illégal ?
Depuis un certain nombre d’années, les producteurs de films pornographiques américains auraient mis au point un système bien rodé (appelé « copyright trolling ») leur permettant de gagner de l’argent tout en protégeant leurs produits du téléchargement illégal.
Dans un premier temps, ils effectuent une recherche des adresses IP sur lesquelles du contenu pornographique a été téléchargé illégalement. Ils tentent ensuite d’obtenir le nom de la personne associée à l’adresse IP en contactant les fournisseurs d’accès à internet.
Des représentants de ces producteurs appellent alors la personne en question pour lui proposer de payer un montant compris entre $1.000 et $5.000 contre l’abandon des poursuites. En cas de refus, ils menacent de l’attaquer en procès public en réclamant cette fois des dommages et intérêts s’élevant aux alentours de $150.000 !
Dans la pratique, il apparaît que les auteurs présumés du téléchargement illégal acceptent régulièrement ce type d’accord amiable pour éviter de voir leur nom associer au téléchargement de films pornographiques.Quelques centaines de milliers de personnes auraient ainsi été approchées depuis quelques années.

Aujourd’hui, Jennifer Barker a décidé de contre-attaquer en lançant une class action https://www.courthousenews.com/2012/07/09/48170.htm contre cinq entreprises du X qui l’ont accusée de téléchargement illégal. Elle estime que ces entreprises sont coupables de racket, fraude, diffamation, stress émotionnel causé volontairement et enrichissement au détriment d’autrui (loi RICO). Il s’agit d’une « class action » car Jennifer Barker représente les intérêts de tous les autres plaignants se trouvant dans la même situation.

Une telle action collective ne serait pas possible en Belgique, dont le système judiciaire ne reconnaît pas cette technique d’action groupée. Un projet de loi belge avait pourtant vu le jour sous le gouvernement précédent pour consacrer la class action mais il n’a jamais été adopté. Aujourd’hui, la seule solution pour les consommateurs belges qui estiment avoir subi un préjudice collectif du fait du comportement d’une entreprise est de contacter une organisation de consommateurs, comme Test Achats, qui peut alors entreprendre une action contre l’entreprise fautive pour la faire cesser ses pratiques litigieuses (mais qui ne peut pas réclamer des dommages et intérêts au nom des consommateurs).
Dans le cas d’espèce, la plaignante prétend que les producteurs de films pornographiques harcèlent les soi-disant contrevenants à la loi sans aucune preuve quant au fait que ces individus auraient réellement commis les faits qui leur sont reprochés. La présomption selon laquelle c’est forcément la personne qui paye pour l’accès à internet à un endroit donné qui télécharge un film sexuellement explicite est erronée. D’autres personnes que l’abonné peuvent en effet accéder à un réseau mal sécurisé. Selon le Huffington Post https://www.huffingtonpost.com/2012/07/11/jennifer-barker-porn_n_1664041.html, le magistrat Gary R. Brown, juge fédéral de New York, abonderait dans le sens de Jennifer Barker. Il aurait été confronté à trois cas dans lesquels des utilisateurs étaient accusés de téléchargement illégal alors qu’il était impossible qu’ils aient effectué ce téléchargement. L’un se trouvait au travail au moment du téléchargement, l’autre était un octogénaire qui n’en avait ni les moyens, ni l’intérêt et les croyances religieuses, morales, éthiques et personnelles du dernier l’auraient empêché de s’adonner à ce type de téléchargement.
L’avocat de la plaignante, Ken Henry, souligne que les nombreux arrangements amiables conclus au fil des années ainsi que les procès gagnés pour infraction au droit d’auteur sont extrêmement profitables aux entreprises du X et représentent un modèle économique probablement plus rentable que la production même de ces films.

En Belgique, lorsqu’un producteur ou auteur constate qu’une de ses œuvres (par ex., un film) a été illégalement mise en ligne sur internet, il peut porter plainte. Le juge d’instruction décidera alors de diverses mesures destinées à découvrir l’identité du fraudeur et pourra notamment prendre contact avec le fournisseur d’accès à internet pour identifier la personne associée à l’adresse IP via laquelle le téléchargement illégal a été effectué. Une fois le prévenu identifié, le producteur ou auteur pourra se constituer partie civile devant le tribunal correctionnel pour tenter d’obtenir réparation de son préjudice. Pour un exemple de ce type de procédure, lisez cet article https://siriuslegal.wordpress.com/2012/06/29/embedden-van-een-youtube-filmpje-op-een-videoforum-niet-strafrechtelijk-veroordeeld/ paru récemment sur notre blog.

Wist je dat de toepasselijke regels inzake crowdfunding recentelijk door de FSMA werden verduidelijkt?
Crowdfunding is een soort financieringssysteem waarbij via het internet geld bij het publiek wordt opgehaald voor een specifiek doel. Een initiatiefnemer stelt daartoe het project voor en vermeldt tevens het bedrag dat hij voor de realisatie ervan nodig acht. Uitgangspunt hierbij is dat vele consumenten een klein bedrag investeren en dat door het geheel van de kleine investeringen het gehele project kan gefinancierd worden. Crowdfunding wordt voornamelijk toegepast om de financiering van startende bedrijven of sociale projecten rond te krijgen.

Aangezien het aantal initiatieven inzake crowdfunding toeneemt, wenst de Autoriteit voor de Financiële Diensten en Markten (FSMA) duidelijkheid te scheppen in de wirwar van al dan niet toepasselijke regelgeving. In het kader van de opdracht die haar is toevertrouwd om consumenten te beschermen tegen het onrechtmatig aanbieden of verstrekken van financiële producten en diensten, dient de FSMA immers te waken over de naleving van toepasselijke regelgeving. Zij heeft nu een mededeling op haar website gepubliceerd die verduidelijkt welke regels nu al dan niet van toepassing zijn. Welke regelgeving nu op een specifiek crowdfunding-initiatief van toepassing is, hangt af van de modaliteiten (en de juridische kwalificatie ervan) waaronder het initiatief wordt georganiseerd. Onder meer de wetgeving inzake prospectussen, beleggingsdiensten en instellingen voor collectieve belegging kan van toepassing zijn.

Opmerkelijk is dat in bepaalde gevallen crowdfunding-projecten niet onder de controle van de FSMA vallen waardoor deze laatste geen voorafgaand toezicht uitoefent op de informatie aangaande het project en de initiatiefnemer. Hoewel een door de FSMA goedgekeurde prospectus niet betekent dat zij het project opportuun of geschikt acht, biedt zij de geldschieter toch enige houvast in het nemen van een beslissing. Weten dat specifieke financieringsprojecten aan een dergelijk onderzoek kunnen ontsnappen, is toch wel enigszins onrustwekkend.
Dat Crowdfundig de laatste tijd een hot item is, bleek eerder deze week nog bij de lancering van een wetsvoorstel waarin werd geopperd het plafond voor crowdfunding-projecten van 100.000 euro op te trekken naar 1.000.000 euro, zonder het project te aanzien als een financiële instelling die een ‘beroep doet op het openbaar spaarwezen’ waardoor geen voorafgaandelijke vergunning door de FSMA moet worden afgeleverd.

Voor meer informatie: https://www.fsma.be/nl/Article/press/div/2012/2012-07-12_crowdfunding.aspx